{"id":3924,"date":"2026-03-02T10:15:00","date_gmt":"2026-03-02T09:15:00","guid":{"rendered":"https:\/\/www.dallenogare.biz\/fr4\/?p=3924"},"modified":"2026-03-06T11:40:15","modified_gmt":"2026-03-06T10:40:15","slug":"discours-de-sage-lancien-george-orwell-la-ferme-des-animaux-resume-des-idees-clefs-et-quelques-textes-communistes","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.dallenogare.biz\/fr4\/discours-de-sage-lancien-george-orwell-la-ferme-des-animaux-resume-des-idees-clefs-et-quelques-textes-communistes\/","title":{"rendered":"UAA2 : discours de Sage l&rsquo;Ancien (George Orwell, La Ferme des Animaux) : r\u00e9sum\u00e9 des id\u00e9es clefs et quelques textes de L\u00e9nine"},"content":{"rendered":"<h3>Le Discours de Sage l&rsquo;Ancien<\/h3>\n<blockquote><p>\u00ab Quelle est donc, camarades, la nature de notre existence ? Regardons les choses en face : nous avons une vie de labeur, une vie de mis\u00e8re, une vie trop br\u00e8ve. Une fois au monde, il nous est tout juste donn\u00e9 de quoi survivre, et ceux d\u2019entre nous qui ont la force voulue sont astreints au travail jusqu\u2019\u00e0 ce qu\u2019ils rendent l\u2019\u00e2me. Et dans l\u2019instant que nous cessons d\u2019\u00eatre utiles, voici qu\u2019on nous \u00e9gorge avec une cruaut\u00e9 inqualifiable. Pass\u00e9e notre premi\u00e8re ann\u00e9e sur cette terre, il n\u2019y a pas un seul animal qui entrevoie ce que signifient des mots comme loisir ou bonheur. Et quand le malheur l\u2019accable, ou la servitude, pas un animal qui soit libre. Telle est la simple v\u00e9rit\u00e9.<\/p>\n<p>Et doit-il en \u00eatre tout uniment ainsi par un d\u00e9cret de la nature ? Notre pays est-il donc si pauvre qu\u2019il ne puisse procurer \u00e0 ceux qui l\u2019habitent une vie digne et d\u00e9cente ? Non, camarades, mille fois non ! Fertile est le sol de l\u2019Angleterre et propice son climat. Il est possible de nourrir dans l\u2019abondance un nombre d\u2019animaux bien plus consid\u00e9rable que ceux qui vivent ici. Cette ferme \u00e0 elle seule pourra pourvoir aux besoins d\u2019une douzaine de chevaux, d\u2019une vingtaine de vaches, de centaine de moutons \u2013 tous vivant dans l\u2019aisance une vie honorable. Le hic, c\u2019est que nous avons le plus grand mal \u00e0 imaginer chose pareille. Mais puisque telle est la triste r\u00e9alit\u00e9, pourquoi en sommes-nous toujours \u00e0 v\u00e9g\u00e9ter dans un \u00e9tat pitoyable ? Parce que tout le produit de notre travail, ou presque, est vol\u00e9 par les humains. Camarades, l\u00e0 se trouve la r\u00e9ponse \u00e0 nos probl\u00e8mes. Tout tient en un mot : l\u2019Homme. Car l\u2019Homme est notre seul v\u00e9ritable ennemi. Qu\u2019on le supprime, et voici extirp\u00e9e la racine du mal. Plus \u00e0 trimer sans rel\u00e2che ! Plus de meurt-lafaim !<\/p>\n<p>L\u2019Homme est la seule cr\u00e9ature qui consomme sans produire. Il ne donne pas de lait, il ne pond pas d\u2019\u0153ufs, il est trop d\u00e9bile pour pousser la charrue, bien trop lent pour attraper un lapin. Pourtant le voici le suzerain de tous les animaux. Il distribue les t\u00e2ches entre eux, mais ne leur donne en retour que la maigre pitance qui les maintient en vie. Puis il garde pour lui le surplus.<br \/>\nQui laboure le sol : Nous ! Qui le f\u00e9conde ? Notre fumier ! Et pourtant pas un parmi nous qui n\u2019ait que sa peau pour tout bien. Vous, les vaches l\u00e0 devant moi, combien de centaines d\u2019hectolitres de lait n\u2019avez-vous pas produit l\u2019ann\u00e9e derni\u00e8re ? Et qu\u2019est-il advenu de ce lait qui vous aurait permis d\u2019\u00e9lever vos petits, de leur donner force et vigueur ? De chaque goutte l\u2019ennemi s\u2019est d\u00e9lect\u00e9 et rassasi\u00e9. Et vous les poules, combien d\u2019\u0153ufs n\u2019avez-vous pas pondus cette ann\u00e9e-ci ? Et combien de ces \u0153ufs avez-vous couv\u00e9 ? Tous les autres ont \u00e9t\u00e9 vendus au march\u00e9, pour enrichir Jones et ses gens ! Et toi, Douce, o\u00f9 sont les quatre poulains que tu as port\u00e9s, qui auraient \u00e9t\u00e9 la consolation de tes vieux jours ? Chacun d\u2019eux fut vendu \u00e0 l\u2019\u00e2ge d\u2019un an, et plus jamais tu ne les reverras ! En \u00e9change de tes quatre maternit\u00e9s et du travail aux champs, que t\u2019a-t-on donn\u00e9 ? De strictes rations de foin plus un box dans l\u2019\u00e9table !<br \/>\nEt m\u00eame nos vies mis\u00e9rables s\u2019\u00e9teignent avant le terme. Quant \u00e0 moi, je n\u2019ai pas de hargne, \u00e9tant de ceux qui ont eu de la chance. Me voici dans ma treizi\u00e8me ann\u00e9e, j\u2019ai eu plus de quatre cents enfants. Telle est la vie normale chez les cochons, mais \u00e0 la fin aucun animal n\u2019\u00e9chappe au couteau inf\u00e2me. Vous autres, jeunes porcelets assis l\u00e0 et qui m\u2019\u00e9coutez, dans les douze mois chacun de vous, sur le point d\u2019\u00eatre ex\u00e9cut\u00e9, hurlera d\u2019atroces souffrances. Et \u00e0 cette horreur et \u00e0 cette fin, nous sommes tous astreints \u2013 vaches et cochons, moutons et poules, et personne n\u2019est exempt\u00e9. Les chevaux eux-m\u00eames et les chiens n\u2019ont pas un sort plus enviable. Toi, Malabar, le jour o\u00f9 tes muscles fameux n\u2019auront plus leur force ni leur emploi, Jones te vendra \u00e0 l\u2019\u00e9quarrisseur, et l\u2019\u00e9quarrisseur te tranchera la gorge ; il fera bouillir tes restes \u00e0 petit feu, et il en nourrira la meute de ses chiens. Quant aux chiens eux-m\u00eames, une fois \u00e9dent\u00e9s et hors d\u2019\u00e2ge, Jones leur passe une grosse pierre au cou et les noie dans l\u2019\u00e9tang le plus proche.<\/p>\n<p>Camarades, est-ce que ce n\u2019est pas clair comme de l\u2019eau de roche ? Tous les maux de notre vie sont dus \u00e0 l\u2019Homme, notre tyran. D\u00e9barrassons-nous de l\u2019Homme, et n\u00f4tre sera le produit de notre travail. C\u2019est presque du jour au lendemain que nous pourrions devenir libres et riches. \u00c0 cette fin, que faut-il ? Eh bien, travailler de jour et de nuit, corps et \u00e2me, \u00e0 renverser la race des hommes. C\u2019est l\u00e0 mon message, camarades. Soulevons-nous ! Quand aura lieu le soul\u00e8vement, cela je l\u2019ignore : dans une semaine peut-\u00eatre ou dans un si\u00e8cle. Mais, aussi vrai que sous moi je sens de la paille, t\u00f4t ou tard justice sera faite. Ne perdez pas de vue l\u2019objectif, camarades, dans le temps compt\u00e9 qui vous reste \u00e0 vivre. Mais avant tout, faites part de mes convictions \u00e0 ceux qui viendront apr\u00e8s vous, afin que les g\u00e9n\u00e9rations \u00e0 venir m\u00e8nent la lutte jusqu\u2019\u00e0 la victoire finale.<\/p>\n<p>Et souvenez-vous-en, camarades : votre r\u00e9solution ne doit jamais se rel\u00e2cher. Nul argument ne vous fera prendre des vessies pour des lanternes. Ne pr\u00eatez pas l\u2019oreille \u00e0 ceux selon qui l\u2019Homme et les animaux ont des int\u00e9r\u00eats communs, \u00e0 croire vraiment que de la prosp\u00e9rit\u00e9 de l\u2019un d\u00e9pend celle des autres ? Ce ne sont que des mensonges. L\u2019Homme ne conna\u00eet pas d\u2019autres int\u00e9r\u00eats que les siens. Que donc pr\u00e9valent, entre les animaux, au fil de la lutte, l\u2019unit\u00e9 parfaite et la camaraderie sans faille. Tous les hommes sont des ennemis. Les animaux entre eux sont tous camarades. \u00bb<\/p>\n<p>\u00c0 ce moment-l\u00e0, ce fut un vacarme terrifiant. Alors que Sage l\u2019Ancien terminait sa p\u00e9roraison r\u00e9volutionnaire, on vit quatre rats imposants, \u00e0 l\u2019improviste surgis de leurs trous et se tenant assis, \u00e0 l\u2019\u00e9coute. Les chiens les ayant aper\u00e7us, ces rats ne durent le salut qu\u2019\u00e0 une prompte retraite vers leur tani\u00e8re. Alors Sage l\u2019Ancien leva une patte auguste pour r\u00e9clamer le silence.<\/p>\n<p>\u00ab Camarades, dit-il, il y a une question \u00e0 trancher. Devons-nous regarder les cr\u00e9atures sauvages, telles que rats et li\u00e8vres, comme des alli\u00e9es ou comme des ennemies ? Je vous propose d\u2019en d\u00e9cider. Que les pr\u00e9sents se prononcent sur la motion suivante : Les rats sont-ils nos camarades ? \u00bb<br \/>\nDerechef on vota, et \u00e0 une \u00e9crasante majorit\u00e9 il fut d\u00e9cid\u00e9 que les rats seraient regard\u00e9s en camarades. Quatre voix seulement furent d\u2019un avis contraire : les trois chiens et la chatte (on le d\u00e9couvrit plus tard, celle-ci avait vot\u00e9 pour et contre). Sage l\u2019Ancien reprit :<\/p>\n<p>J\u2019ai peu \u00e0 ajouter. Je m\u2019en tiendrai \u00e0 redire que vous avez \u00e0 montrer en toutes circonstances votre hostilit\u00e9 envers l\u2019Homme et ses fa\u00e7ons de faire. L\u2019ennemi est tout deuxpattes, l\u2019ami tout quatrepattes ou tout volatile. Ne perdez pas de vue non plus que la lutte elle-m\u00eame ne doit pas nous changer \u00e0 la ressemblance de l\u2019ennemi. M\u00eame apr\u00e8s l\u2019avoir vaincu, gardons-nous de ses vices. Jamais animal n\u2019habitera une maison, ne dormira dans un lit, ne portera de v\u00eatements, ne touchera \u00e0 l\u2019alcool ou au tabac, ni \u00e0 l\u2019argent, ni ne fera n\u00e9goce. Toutes les m\u0153urs de l\u2019Homme sont de mauvaises m\u0153urs. Mais surtout, jamais un animal n\u2019en tyrannisera un autre. Quand tous sont fr\u00e8res, peu importe le fort ou le faible, l\u2019esprit profond ou simplet. Nul animal jamais ne tuera un autre animal. Tous les animaux sont \u00e9gaux.<\/p>\n<p>Maintenant, camarades, je vais vous dire mon r\u00eave de la nuit derni\u00e8re. Je ne m\u2019attarderai pas \u00e0 le d\u00e9crire vraiment. La terre m\u2019est apparue telle qu\u2019une fois d\u00e9livr\u00e9e de l\u2019Homme, et cela m\u2019a fait me ressouvenir d\u2019une chose enfouie au fin fond de la m\u00e9moire. Il y a belle lurette, j\u2019\u00e9tais encore cochon de lait, ma m\u00e8re et les autres truies chantaient souvent une chanson dont elles ne savaient que l\u2019air et les trois premiers mots. Or, dans mon r\u00eave de la nuit derni\u00e8re, cette chanson m\u2019est revenue avec toutes les paroles \u2013 des paroles, j\u2019en suis s\u00fbr, que jadis ont d\u00fb chanter les animaux, avant qu\u2019elles se perdent dans la nuit des temps. Mais maintenant, camarades, je vais la chanter pour vous. Je suis d\u2019un \u00e2ge avanc\u00e9, certes, et ma voix est rauque, mais quand vous aurez saisi l\u2019air, vous vous y retrouverez mieux que moi. Le titre, c\u2019est B\u00eates d\u2019Angleterre. \u00bb<\/p>\n<p>Sage l\u2019Ancien se racla la gorge et se mit \u00e0 chanter. Sa voix \u00e9tait rauque, ainsi qu\u2019il avait dit, mais il se tira bien d\u2019affaire. L\u2019air tenait d\u2019Amour toujours et de La Cucaracha, et on en peut dire qu\u2019il \u00e9tait plein de feu et d\u2019entrain. Voici les paroles de la chanson :<\/p>\n<p><em>B\u00eates d\u2019Angleterre et d\u2019Irlande, <\/em><br \/>\n<em>Animaux de tous les pays, Pr\u00eatez l\u2019oreille \u00e0 l\u2019esp\u00e9rance Un \u00e2ge d\u2019or vous est promis. <\/em><\/p>\n<p><em>L\u2019homme tyran expropri\u00e9, <\/em><br \/>\n<em>Nos champs conna\u00eetront l\u2019abondance, De nous seuls ils seront foul\u00e9s, Le jour vient de la d\u00e9livrance. <\/em><\/p>\n<p><em>Plus d\u2019anneaux qui pendent au nez, <\/em><br \/>\n<em>Plus de harnais sur nos \u00e9chines, <\/em><br \/>\n<em>Les fouets cruels sont retomb\u00e9s \u00c9perons et morts sont en ruine. <\/em><\/p>\n<p><em>Des fortunes mieux qu\u2019en nos r\u00eaves, <\/em><br \/>\n<em>D\u2019orge et de bl\u00e9, de foin, oui da, De tr\u00e8fle, de pois et de raves Seront \u00e0 vous de ce jour-l\u00e0. <\/em><\/p>\n<p><em>\u00d4 comme brillent tous nos champs, <\/em><br \/>\n<em>Comme est plus pure l\u2019eau d\u2019ici, <\/em><br \/>\n<em>Plus doux aussi souffle le vent <\/em><br \/>\n<em>Du jour que l\u2019on est affranchi. <\/em><\/p>\n<p><em>Vaches, chevaux, oies et dindons, <\/em><br \/>\n<em>Bien que l\u2019on meure avant le temps, Ce jour-l\u00e0 pr\u00e9parez-le donc, Tout \u00eatre libre absolument. <\/em><\/p>\n<p><em>B\u00eates d\u2019Angleterre et d\u2019Irlande, <\/em><br \/>\n<em>Animaux de tous les pays, Pr\u00eatez l\u2019or<\/em>eille \u00e0 l\u2019esp\u00e9rance Un \u00e2ge d\u2019or vous est promis.<\/p><\/blockquote>\n<p><strong><a href=\"http:\/\/www.dallenogare.biz\/fr4\/wp-content\/uploads\/2024\/03\/uaa2-idees-essentielles-discours-sage-ancien.pdf\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Afficher et t\u00e9l\u00e9charger le pdf de l&rsquo;exercice de synth\u00e8se (UAA2) sur ce texte<\/a><\/strong><br \/>\n<a href=\"http:\/\/www.dallenogare.biz\/fr4\/wp-content\/uploads\/2024\/03\/uaa2-idees-essentielles-discours-sage-ancien.docx\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Version Word .docx<\/a><\/p>\n<h3>Extraits de la Lettre de L\u00e9nine aux ouvriers am\u00e9ricains (1917) :<\/h3>\n<blockquote><p>On nous rend fautifs des destructions caus\u00e9es par notre r\u00e9volution\u2026 Et qui sont les accusateurs ? Les parasites de la bourgeoisie, \u2014 de cette m\u00eame bourgeoisie qui, pendant les quatre ann\u00e9es de cette guerre imp\u00e9rialiste, apr\u00e8s avoir d\u00e9truit la culture europ\u00e9enne presque enti\u00e8re, a ramen\u00e9 l\u2019Europe \u00e0 la barbarie, \u00e0 la sauvagerie, \u00e0 la famine. Cette bourgeoisie exige maintenant de nous que nous ne fassions pas notre r\u00e9volution sur le terrain de ces destructions, parmi les d\u00e9bris de la civilisation, les d\u00e9bris et les ruines caus\u00e9es par la guerre, avec des hommes autres que les barbares cr\u00e9\u00e9s par celle-ci. Oh, qu\u2019elle est juste et humaine, cette bourgeoisie !<\/p>\n<div dir=\"auto\">Ses serviteurs nous accusent de terreur\u2026 Les bourgeois anglais ont oubli\u00e9 leur ann\u00e9e 1649, les bourgeois fran\u00e7ais leur ann\u00e9e 1793. La terreur \u00e9tait juste et l\u00e9gitime tant qu\u2019elle \u00e9tait appliqu\u00e9e par la bourgeoisie en sa faveur, contre les f\u00e9odaux. La terreur est devenue monstrueuse et criminelle lorsque les ouvriers et les paysans pauvres ont eu l\u2019audace de l\u2019appliquer \u00e0 la bourgeoisie. La terreur \u00e9tait juste et l\u00e9gitime lorsqu\u2019on l\u2019appliquait pour le remplacement d\u2019une minorit\u00e9 d\u2019exploiteurs par une autre. La terreur est devenue monstrueuse et criminelle lorsqu\u2019on a commenc\u00e9 \u00e0 l\u2019appliquer pour le renversement de toute minorit\u00e9 d\u2019exploiteurs, dans l\u2019int\u00e9r\u00eat de la majorit\u00e9 v\u00e9ritablement immense du peuple, dans l\u2019int\u00e9r\u00eat du prol\u00e9tariat et du demi-prol\u00e9tariat, de la classe des ouvriers et des paysans pauvres.<\/div>\n<div dir=\"auto\"><\/div>\n<div dir=\"auto\">La bourgeoisie de l\u2019imp\u00e9rialisme international a massacr\u00e9 10 millions d\u2019hommes, elle en a mutil\u00e9 20 millions pendant \u00ab sa \u00bb guerre imp\u00e9rialiste, pour d\u00e9cider si la domination universelle reviendrait aux oiseaux de proie anglais ou allemands.<\/div>\n<div dir=\"auto\"><\/div>\n<div dir=\"auto\">Si notre guerre \u00e0 nous, la guerre des opprim\u00e9s et des exploit\u00e9s contre les oppresseurs et les exploiteurs, co\u00fbte un demi-million ou un million de victimes dans tous les pays, \u2014 la bourgeoisie dira que les premi\u00e8res victimes sont l\u00e9gitimes, les secondes criminelles.<\/div>\n<div dir=\"auto\"><\/div>\n<div dir=\"auto\">Le prol\u00e9tariat dira autre chose.<\/div>\n<div dir=\"auto\"><\/div>\n<div dir=\"auto\">Le prol\u00e9tariat se rend compte maintenant \u2014 parmi les horreurs de la guerre imp\u00e9rialiste, \u2014 d\u2019une fa\u00e7on claire et compl\u00e8te, de la grande v\u00e9rit\u00e9 qu\u2019enseignent toutes les r\u00e9volutions, la v\u00e9rit\u00e9 qui a \u00e9t\u00e9 l\u00e9gu\u00e9e aux ouvriers par les doctrines de leurs meilleurs ma\u00eetres, les fondateurs du socialisme moderne. Cette v\u00e9rit\u00e9, c\u2019est qu\u2019il ne saurait y avoir de r\u00e9volution heureuse sans la r\u00e9pression de la r\u00e9sistance des exploiteurs. Notre devoir, lorsque nous, les ouvriers et les paysans travailleurs, nous nous sommes empar\u00e9s du pouvoir, \u00e9tait de r\u00e9primer la r\u00e9sistance des exploiteurs. Nous nous vantons de l\u2019avoir fait et de continuer \u00e0 le faire. Nous regrettons de ne pas le faire assez fermement et assez r\u00e9solument.<\/div>\n<div dir=\"auto\"><\/div>\n<div dir=\"auto\">Nous savons que la farouche r\u00e9sistance de la bourgeoisie \u00e0 la r\u00e9volution socialiste est in\u00e9vitable dans tous les pays, et que cette r\u00e9sistance cro\u00eetra avec la croissance de la r\u00e9volution. Le prol\u00e9tariat brisera cette r\u00e9sistance, il m\u00fbrira d\u00e9finitivement pour la victoire et pour la puissance, au cours de la lutte contre la bourgeoisie r\u00e9calcitrante.<\/div>\n<div dir=\"auto\"><\/div>\n<div dir=\"auto\">La presse v\u00e9nale de la bourgeoisie peut crier sur tous les toits \u00e0 propos de chaque faute que commet notre r\u00e9volution. Nous n\u2019avons pas peur de nos fautes. Les hommes ne sont pas devenus des saints parce que la r\u00e9volution a commenc\u00e9. Les classes laborieuses, s\u00e9culairement opprim\u00e9es, pers\u00e9cut\u00e9es, violemment comprim\u00e9es dans les tenailles de la mis\u00e8re, de l\u2019ignorance, de la barbarie, ne peuvent \u00e9viter certaines erreurs dans la r\u00e9volution. Et comme j\u2019ai d\u00e9j\u00e0 eu une fois l\u2019occasion de l\u2019indiquer, le cadavre de la soci\u00e9t\u00e9 bourgeoise ne saurait \u00eatre clou\u00e9 dans un cercueil et enterr\u00e9. Le capitalisme abattu pourrit et se d\u00e9compose au milieu de nous ; il contamine l\u2019air de miasmes, il empoisonne notre vie, il enchev\u00eatre les milliers des fils et des attaches de tout ce qui est vieux, pourri et mort autour de tout ce que nous cr\u00e9ons de neuf, de frais, de jeune et de vivant.<\/div>\n<\/blockquote>\n<div dir=\"auto\"><a href=\"https:\/\/fr.wikisource.org\/wiki\/Lettre_aux_ouvriers_am%C3%A9ricains\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">https:\/\/fr.wikisource.org\/wiki\/Lettre_aux_ouvriers_am\u00e9ricains<\/a><\/div>\n<div dir=\"auto\"><\/div>\n<div dir=\"auto\"><strong><a href=\"http:\/\/www.dallenogare.biz\/fr4\/wp-content\/uploads\/2024\/03\/UAA2-extrait-lettre-ouvriers-americains.pdf\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Afficher et t\u00e9l\u00e9charger la consigne de l&rsquo;exercice de r\u00e9sum\u00e9 de ce texte (UAA2)<\/a><\/strong><br \/>\n<a href=\"http:\/\/www.dallenogare.biz\/fr4\/wp-content\/uploads\/2024\/03\/UAA2-extrait-lettre-ouvriers-americains-police-14.pdf\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Version avec police de caract\u00e8res et interlignes plus grands<\/a><br \/>\n<a href=\"http:\/\/www.dallenogare.biz\/fr4\/wp-content\/uploads\/2024\/03\/UAA2-extrait-lettre-ouvriers-americains.docx\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Version Word .docx<\/a><\/div>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<blockquote><p>1. La mont\u00e9e du mouvement r\u00e9volutionnaire du prol\u00e9tariat dans tous les pays a suscit\u00e9 les efforts convulsifs de la bourgeoisie et de ses agents dans les organisations ouvri\u00e8res afin de trouver des arguments politiques et id\u00e9ologiques pour la d\u00e9fense de la domination des exploiteurs. Parmi ces arguments, la condamnation de la dictature et l\u2019apologie de la d\u00e9mocratie sont notamment mises en avant. Le caract\u00e8re mensonger et hypocrite d\u2019un tel argument, repris sur tous les tons dans la presse capitaliste, et \u00e0 la Conf\u00e9rence de l\u2019internationale jaune en f\u00e9vrier 1919 \u00e0 Berne,\u00a0est \u00e9vident pour tous ceux qui se refusent \u00e0 trahir les principes fondamentaux du socialisme.<\/p>\n<p>2. Tout d\u2019abord, cet argument s\u2019appuie sur les notions de \u00ab\u00a0d\u00e9mocratie en g\u00e9n\u00e9ral\u00a0\u00bb et de \u00ab\u00a0dictature en g\u00e9n\u00e9ral\u00a0\u00bb, sans poser la question de savoir de quelle classe il s\u2019agit. Poser la question de cette mani\u00e8re, en dehors des classes ou au-dessus des classes, soi-disant du point de vue du peuple tout entier, c\u2019est tout simplement se moquer de l\u2019enseignement essentiel du socialisme, \u00e0 savoir la th\u00e9orie de la lutte des classes que les socialistes, pass\u00e9s aux c\u00f4t\u00e9s de la bourgeoisie, reconnaissent en paroles mais oublient en fait. Car dans tout pays capitaliste civilis\u00e9 il y a la d\u00e9mocratie bourgeoise et non la \u00ab\u00a0d\u00e9mocratie en g\u00e9n\u00e9ral \u00bb\u00a0; et il ne s\u2019agit pas de \u00ab\u00a0dictature en g\u00e9n\u00e9ral \u00bb, mais de la dictature de la classe opprim\u00e9e, c\u2019est-\u00e0-dire du prol\u00e9tariat, sur les oppresseurs et les exploiteurs, c\u2019est-\u00e0-dire la bourgeoisie, dans le but de briser la r\u00e9sistance oppos\u00e9e par les exploiteurs dans la lutte pour leur domination.<\/p>\n<p>3. L\u2019histoire enseigne qu\u2019aucune classe opprim\u00e9e n\u2019a jamais acc\u00e9d\u00e9 au pouvoir et ne pouvait y acc\u00e9der sans passer par une p\u00e9riode de dictature, c\u2019est-\u00e0-dire conqu\u00e9rir le pouvoir politique et briser par la violence la r\u00e9sistance la plus acharn\u00e9e, la plus furieuse, qui ne recule devant aucun crime et que les exploiteurs ont toujours oppos\u00e9e. La bourgeoisie, dont la domination est d\u00e9fendue \u00e0 pr\u00e9sent par les socialistes qui s\u2019\u00e9l\u00e8vent contre la \u00ab\u00a0dictature en g\u00e9n\u00e9ral\u00a0\u00bb et qui portent aux nues la \u00ab\u00a0d\u00e9mocratie en g\u00e9n\u00e9ral\u00a0\u00bb, a conquis le pouvoir dans les pays \u00e9volu\u00e9s, au prix d\u2019une s\u00e9rie d\u2019insurrections, de guerres civiles, de r\u00e9pression violente des rois, des seigneurs, des esclavagistes et de leurs tentatives de restauration.<\/p><\/blockquote>\n<p>https:\/\/fr.wikisource.org\/wiki\/Lettre_aux_ouvriers_am\u00e9ricains<\/p>\n<p><a href=\"http:\/\/www.dallenogare.biz\/fr4\/wp-content\/uploads\/2024\/03\/s-l1600.jpg\"><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter wp-image-3943\" src=\"http:\/\/www.dallenogare.biz\/fr4\/wp-content\/uploads\/2024\/03\/s-l1600-300x205.jpg\" alt=\"\" width=\"600\" height=\"410\" srcset=\"https:\/\/www.dallenogare.biz\/fr4\/wp-content\/uploads\/2024\/03\/s-l1600-300x205.jpg 300w, https:\/\/www.dallenogare.biz\/fr4\/wp-content\/uploads\/2024\/03\/s-l1600-1024x699.jpg 1024w, https:\/\/www.dallenogare.biz\/fr4\/wp-content\/uploads\/2024\/03\/s-l1600-768x524.jpg 768w, https:\/\/www.dallenogare.biz\/fr4\/wp-content\/uploads\/2024\/03\/s-l1600-1536x1048.jpg 1536w, https:\/\/www.dallenogare.biz\/fr4\/wp-content\/uploads\/2024\/03\/s-l1600-720x491.jpg 720w, https:\/\/www.dallenogare.biz\/fr4\/wp-content\/uploads\/2024\/03\/s-l1600-560x382.jpg 560w, https:\/\/www.dallenogare.biz\/fr4\/wp-content\/uploads\/2024\/03\/s-l1600.jpg 1600w\" sizes=\"(max-width: 600px) 100vw, 600px\" \/><\/a><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le Discours de Sage l&rsquo;Ancien \u00ab Quelle est donc, camarades, la nature de notre existence ? 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