Noms propres : documents et perspective

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Les 99 noms d’Allah

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Une liste de prénoms juifs et leurs significations

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Chose remarquable : les prénoms, s’ils ont perdu leur signification d’origine, avaient, dans nos cultures, au départ un sens positif. Ils sont donc l’expression d’une louange pour l’humain qui vient au monde et que l’on nomme.

A la différence du nom commun, le nom propre ne joue pas sur sa signification originelle (il l’a perdue). Il se réfère directement à quelqu’un. Il ne catégorise donc pas celui ou celle qu’il désigne, ne dit rien de lui, ne le réduit à rien, ne le définit pas : il le fait simplement exister dans la relation.

Pierre n’est pas une pierre. Dieu n’est pas un dieu. Pierre est Pierre et Dieu est Dieu.

Dieu, dans le judaïsme, est parfois simplement nommé Hachem (« Le Nom »). Il n’y a rien à dire ou définir de Lui (cela ferait de Dieu un être parmi les êtres, Lui qui est l’Auteur des êtres, leur Créateur) . Il y a simplement à Le nommer.

Emmanuel Levinas, philosophe juif, dans un essai intitulé Le Nom de Dieu d’après quelques textes talmudiques (publié dans L’au-delà du Verset) considère que si l’on peut associer, dans le judaïsme, un sens aux Noms Propres qui désignent Dieu, ce n’est pas pour dire quelque chose de Dieu, de ce qu’il est (c’est impossible), mais pour caractériser la relation que l’humanité a avec Dieu.


Prolongation : signe linguistique, nom propre, nom commun


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